Les différents sujets qui ont été abordés
Abeilles :
Réorganiser le réseau d’épidémio-surveillance «
abeilles ». Une mission parlementaire fera des propositions
opérationnelles avant 2009 pour un plan d’urgence abeilles.
Acteurs économiques et sociaux : Une gouvernance écologique pour les acteurs économiques et sociaux
Cet
objectif appellel’implication des dirigeants et des salariés, la
responsabilisation des conseils d’administration et instances de
direction, l’instauration d’un dialogue ouvert avec les parties
prenantes
externes, un élargissement des missions des institutions
représentatives du personnel et un renouvellement des thèmes de la
négociation collective de branches et d’entreprise ; et des
dispositions adaptées aux types et à la taille des entreprises.
Acteurs et partenaires environnementaux
: Il s’agit de définir un statut pour les acteurs représentatifs et
légitimes en matière de protection de l’environnement afin qu’ils
disposent des moyens d’intervenir institutionnellement dans un dialogue
environnemental, pendant du dialogue social.
Définir les critères
de la représentativité des acteurs environnementaux tels que la
compétence, l’indépendance, la capacité de mobilisation (nombre
d’adhérents, bonne gestion, transparence, absence de droit d’usage sur
les intérêts défendus…), l’activité effective, l’expérience, le respect
des valeurs républicaines, de la liberté d’association, le
fonctionnement démocratique de l’association, la capacité à animer un
débat environnemental et citoyen
Activités extractives
: développement d’une vision d’ensemble de l’avenir de la gestion de
ces activités en Guyane, et incitation en ce sens en Nouvelle
Calédonie.
Réexaminer sur au plus 6 mois le projet de la montagne de Kaw au regard de ses impacts sociaux et écologiques
Activités portuaires : Réduction et prévention des risques et pollutions liés aux activités portuaires
Administrations publiques : La
formation des agents publics de l’Etat et des collectivités
territoriales à l’écologie et au développement durable ainsi qu’aux
stratégies de prévention des risques naturels (avalanches, crues,
incendies...), sanitaires et technologiques doit être accrue et mise à
jour tout au long de leur vie professionnelle. Les hauts fonctionnaires
pourraient devoir suivre un cycle de formation avant de prendre des
fonctions de direction ou d’animation territoriale… Favoriser
l’intervention dans ces diverses formations des associations agréées en
matière d’éducation et de sensibilisation à la protection de
l’environnement
Aéroports :
Favoriser les interconnexions TGV aéroports
Améliorer la desserte terrestre des aéroports par les transports collectifs : accélérer le projet CDG Express pour Roissy
Réduction
des temps d’attente et de roulage : objectif de réduction d’Aéroports
de Paris de 10 % soit une économie de 10 000 tonnes de CO². Réduction
des émissions par l’équipement accéléré des aéroports en véhicules
propres
Production et utilisation d’énergies renouvelables
sur site (notamment par géothermie) : objectif aéroport de Paris
réduction de 20 % en 2010 et de 40 % en 2030 des consommations
énergétiques par passager
Infrastructures aéroportuaires :
la création de nouvelles infrastructures doit correspondre à un
déplacement de trafic pour des raisons environnementales
Agriculture et énergie :
Accroître
la maîtrise énergétique des exploitations [30]% des exploitations
agricoles à faible dépendance énergétique en 2013 (biogaz, solaire,
presses, plan protéines végétales…). Crédit d’impôt pour la réalisation
d’un diagnostic énergétique.
Suivre de manière précise la consommation, et réaliser des bilans énergétiques des exploitations agricoles.
Réaliser
des économies d’énergie directes et indirectes (tracteurs et machines,
bâtiment et serres, la consommation d’intrants).
Produire et
utiliser des énergies renouvelables dans les exploitations agricoles
(expérimentation méthanisation, mobilisation du bois agricole,
adaptation de la fiscalité sur l’énergie).
Agriculture : Recherche et Formation :
Lancement
d’un grand programme de recherche appliquée et de formation
sur l’ensemble de l’agriculture (production intégrée, agroforesterie…)
mobilisant toute la diversité des organismes de recherche, techniques
et de coopération et un très large réseau d’agriculteurs, et visant à
adapter les productions agricoles aux nouveaux défis en replaçant
l’agronomie au premier plan et en visant l’économie de ressources et
d’intrants
Amplifier l’effort de recherche publique, notamment par
l’affectation de 9 M€ à un programme spécifique de l’ANR et réorienter
des programmes de l’INRA vers le développement des pratiques utilisant
peu d’intrants
Agro/biocarburants : Expertise
exhaustive et contradictoire du bilan écologique et énergétique des
agro/biocarburants de première génération pilotée par l’ADEME ; sur
cette base, définition
de leur part dans le portefeuille
énergétique. Soutien par la France d’un mécanisme de certification au
niveau européen et mondial des filières de production de biocarburants,
prenant en compte leur impact économique, environnemental et social.
Intensifier la R&D et accélérer la mise en place de pilotes
industriels sur les biocarburants de deuxième génération
Aide au développement : Prendre
en compte systématiquement le pilier environnement/biodiversité dans
les politiques d’aide au développement, notamment dans la programmation
et l’évaluation des actions de l’Agence française de développement
(AFD). Assurer en particulier l’intégration des objectifs de réduction
de lutte contre la pauvreté et de conservation de la biodiversité (10%
des projets d’aide au développement devront comporter un volet de
biodiversité).
Alimentation en eau potable
:
Achever la mise en place des périmètres de protection de tous les
points d’alimentation en eau potable etprotéger l’aire d’alimentation
des 500 captages les plus menacés d’ici 2012
Développer un programme
spécifique des agences de l’eau sur les aires d’alimentation des
captages et adapter leurs ressources financières à cet effet.
Amélioration de la qualité de l’air intérieur :
Etiquetage obligatoire des matériaux de construction et de décoration sur leur contenu en polluants volatils
Interdiction dès 2008 des substances CMR 1 et 2 dans ces produits, le cas des CMR3 étant traité dans le PNSE II
Réduction
des polluants des chauffages au bois. Mise en place de systèmes de
mesure et d’information sur la qualité de l’air intérieur dans les
établissements recevant un publicnombreux ou vulnérable
(enfants, personnes âgées, etc.), et dans tous les établissements
publics recevant du public (gares, aéroports, métro, etc.....
Arctique : Initiation d’un traité de l’Arctique pendant la présidence française
Autonomie énergétique des installations :
Exploitations agricoles (valorisation du potentiel de production énergétique de chaque exploitant)
Grande distribution (développement du solaire)
Autorité : Une Haute Autorité
des Biotechnologies sera créée en 2008 ....Autorité administrative
indépendante, elle se substitue aux commissions existantes et pourra :
Disposer
par des moyens humains et financiers propres d’une expertise
scientifique indépendante, pluridisciplinaire et citoyenne avec des
moyens propres de fonctionnement et vd’étude, qui puisse s’autosaisir
et être saisie largement, y compris par les citoyens.
Adopter
des avis transparents, publics et multidisciplinaires sur chaque OGM
végétal et animal, sans se substituer à l'échelon politique de la
décision.
Couvrir par ces avis la mise en culture,
l’importation, la consommation animale ou humaine, par l’évaluation,
dans la durée, des impacts environnementaux, sanitaires et
socioéconomiques, selon les critères du développement durable
La
composition de cette autorité sera diversifiée. La biovigilance (dont
traçabilité) est séparée de cette haute autorité ....Sa création suit
le calendrier de la loi sur les biotechnologies
Autoroutes de la mer (5 à 10% du trafic au sud des Alpes et à l’ouest des Pyrénées) :
Améliorer pour cela les interfaces avec les grands ports maritime
Développement
massif d’autoroutes maritimes, sur la façade atlantique (France –
Espagne) et la Méditerranée (France – Italie, France -Espagne)
Massifier les dessertes des ports maritimes par voies ferroviaires et fluviales (doublement des parts de marché)
 | Proposition issue du Grenelle de l'Environnement en discussion pour la Loi Grenelle 1
|  |
Banque et Finance : Développement
avec le secteur bancaire et les entreprises prestataires de
financements innovants
permettant
de pré-financer les investissements engageant les économies futures :
contrats de performance énergétique, services d’efficacité énergétique,
certificats d’économie d’énergie, « projets domestiques ». Le programme
prévoit notamment de s’attaquer à la précarité énergétique, en
identifiant et en rénovant les logements les plus « énergivores » :
effort particulier sur la classe G du diagnostic de performance
énergétique d’ici 2012.
Objectifs conjoints
: accès des personnes vulnérables, qualité de l’air intérieur,
utilisation très renforcée et compatible avec le développement durable
de bois certifié et de biomatériaux dans le bâtiment.
Mesures d’accompagnement :
Mécanismes incitatifs : rénovation du crédit d’impôt « développement durable »
Financement par prêts à taux réduit des logements basse consommation
Majoration du crédit d’impôt sur le revenu au titre
des intérêts d’emprunt
Bâtiments et équipements publics:
Tous
les bâtiments et équipements publics devront être construits dès
maintenant (2010) en basse consommation (50 kWh/m²) ou seront à énergie
passive ou positive. Les énergies
renouvelables les plus
performantes seront systématiquement intégrées. Pour les bâtiments à
énergie positive, les collectivités territoriales auront la possibilité
de vendre l’électricité sur le réseau.
Mobilisation de la profession :
Lancement
d’un grand plan de formation professionnelle, de recrutement et de
qualification des professionnels du bâtiment intégrant performance
énergétique, réduction des gaz à effet de serre, adaptation climatique
et qualité sanitaire intérieure.
Création de la spécialité de
rénovateur thermique : développer une filière professionnelle de «
rénovateurs de bâtiments » et de la maîtrise d’oeuvre
pluridisciplinaire, capables d’offrir des
prestations globales aux particuliers et aux maîtres d’ouvrage professionnels.
Orienter la R&D sur l’atteinte des objectifset la réduction des coûts
Engager
un plan thermique de grande ampleur revient à réduire durablement les
dépenses énergétiques, dégager des marges de pouvoir d’achat des
Français, et répondre à l’enjeu majeur de réduction des gaz à effet de
serre.
L’indicateur gaz à effet de serre est donc utilisé conjointement avec l’indicateur énergétique.
Compte
tenu des technologies accessibles, il pourrait être demandé au
résidentiel-tertiaire une contribution supérieure aux 20% pour
compenser des progrès a priori plus difficile à atteindre dans d’autres
domaines.
Ce programme s’accompagne d’un plan de formation
professionnelle et d’un volet d’adaptation aux canicules (
bioclimatisme, en particulier pour l’Outremer).
Réglementation :
Renforcement
de la réglementation à partir de 2010 et relèvement progressif des
normes en vue de la généralisation des bâtiments à énergie neutre ou
positive.
Rénovation énergétique radicale des bâtiments existants :
Bilan carbone / énergie dans tous les bâtiments publics.
Rénovation
thermique combinée à des travaux d’accès partout aux handicapés, avec
un objectif de performance 2015 adapté à la nature des bâtiments et
éventuellement à la taille
des collectivités (les grandes villes et les régions s’engagent sur des objectifs renforcés).
L’Etat s’engage à effectuer la rénovation de ses bâtiments dans les 5 ans.
Bilan carbone-énergie
: Généralisation dans un délai de 3 à 5 ans d’un bilan carbone-énergie
[eau-déchets-transports] pour toutes les personnes morales, publiques
ou privées, de plus de [50] salariés ou agents.
Biodiversité des sols :
La recherche sur la biodiversité des sols (microbiologie) sera renforcée
Biodiversité domestique :
Lancer
une politique nationale de
développement de la biodiversité domestique, cultivée et naturelle dans
les exploitations
Biodiversité et Ressources naturelles :
Mise
en place d’un outil de protection des habitats et des espèces sauvages,
gestion et connaissance de la mer et de ses ressources
Plans de gestion intégrée à l’échelle de micro-bassins.
Disposer d’un dispositif d’observation de la biodiversité, et d’un observatoire national du milieu marin.
Mettre en place un système adapté de protection des espaces et des espèces, comparable au dispositif Natura 2000 de métropole.
Renforcer
le dispositif IFRECOR et engager plus fortement la France dans
l’animation du réseau international de protection des récifs
coralliens.
Faire aboutir le projet de sanctuaire marin des Caraïbes
Soutenir le classement au patrimoine mondial de l’UNESCO des Hauts de la Réunion.
Bruit excessif :
Les dégâts sur la santé causés par les bruits excessifs sont de mieux
en mieux connus. Aujourd’hui 160 000 logements sont exposés à des
niveaux de bruit excessifs autour des aéroports (plus de 55dB) et
environ 280 000 logements sur les réseaux routiers (plus de 70dB)
8 000 logements sont insonorisés annuellement aujourd’hui, et ce rythme doit être accéléré pour des raisons de santé publique.
Dans un souci d’équité environnementale, les zones les plus dégradées doivent être prioritaires.
Révision de l’inventaire des points noirs de bruit pour fin 2007, et résorption en 5 à 7 ans des plus dangereux pour la santé
Accroissement
des moyens dédiés à la lutte contre le bruit des infrastructures
routières, autoroutières et ferroviaires, de 150 à 400-450M€ ,
financement à négocier entre Etat, collectivités locales , RFF et
sociétés d’autoroutes
Revalorisation de la TNSA pour les
aéroports et réforme du dispositif de mise en oeuvre,afin de résorber
le stock de dossiers en cours dans un délai de deux ans
Définition des zones incompatibles avec la construction du fait du bruit, interdictions éventuelles et application effective
Révision des modalités d’approche et de décollage des avions pour réduire le bruit et la consommation de carburant
Renforcement
des contraintes imposées au trafic nocturne des aéroports en zone
urbanisée pou réduire ce trafic au minimum incompressible
Maintien des interdictions existantes
Processus de réception des bâtiments adapté aux réglementations en matière d’aération, de ventilation et d’acoustique
Etiquetage simplifié du bruit pour l’électroménager.
Mise en place d’observatoires du bruit dans les grandes agglomérations (diffusion de données, concertation
BVP
: Faire évoluer la logique actuelle d’autorégulation (BVP) vers une
logique de corégulation de la publicité avec une instance plus
partenariale et plus ouverte, pour mieux garantir des publicités
respectueuses de l’environnement.
 | Proposition issue du Grenelle de l'Environnement en discussion pour la Loi Grenelle 1
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Captage et stockage géologique du CO2
: Expérimenter les technologies de captage et de stockage géologique
du CO2 (aide au financement de démonstrateurs) et encadrer ces
technologies. Développer parallèlement la recherche sur le recyclage du
CO2 ainsi capté et sur la performance énergétique de l’usage des
combustibles fossiles.
Centres-villes en déclin :
Un nouveau cadre législatif soulignant le rôle majeur des collectivités locales et leur donnant des outils adaptés :
Introduisant
l’adaptation au changement climatique et la maîtrise de l’énergie dans
les objectifs de l’aménagement du territoire : la maille estimée
pertinente est celle des bassins de vie et des communautés
d’agglomérations ou des communautés urbaines de plus de 100 à 150 000
habitants,
Incitant à une planification globale de
l’urbanisme, intégrant transport, logement, espaces publics, commerce,
et généraliser les SCOT (schémas de cohérence territoriale) dans les
zones sensibles
Renforçant le caractère opposable des SCOT;
Introduisant dans les SCOT des critères de performance énergétique et d’émissions de gaz à effet de serre ;
Généralisant
des plans climat énergie territoriaux rendus obligatoires dans les 5
ans et les articulant avec les documents d’urbanisme, permettant de
lutter concrètement contre l’étalement urbain
Changement climatique
: L’essentiel de toute nouvelle ressource environnementale mise en
place au regard du changement climatique pourrait être affectée au
financement des projets de transports peu émissifs (AFITF), et aux
collectivités territoriales pour le financement des actions des plans
climat-énergie territoriaux, notamment le développement des transports
en
commun.
Citoyens actifs, sensibilisés au tri et au recyclage :
Donner une nouvelle impulsion au recyclage des déchets d’emballages ménagers
La
contribution « Point Vert » des emballages pourra être relevée et
étendue aux emballages liés à la consommation des ménages hors foyers,
afin de soutenir la gestion de ces déchets par les collectivités
Homogénéiser au plan national les couleurs des bacs de tri
Inciter
à une gestion préventive des déchets : Le coût du traitement des
ordures ménagères des particuliers et des déchets banals des
entreprises doit être allégé lorsqu’ils contribuent activement à le
faciliter, par une tarification incitative alliant une part fixe et une
part variable. [A terme, les communes qui n’appliqueraient pas de
tarification incitative verraient appliquer une TVA à taux normal pour
le ramassage des ordures ménagères]
Collectivités
territoriales : des acteurs essentiels de la définition et de la mise
en oeuvre des politiques de développement durable.
Les
collectivités territoriales, tous échelons confondus, sont sans
conteste des acteurs incontournables de toute politique de
développement durable. Leur portage des politiques publiques,
leur
action d’animation et de coordination locales sont les conditions
nécessaires du succès des actions envisagées. Il importe donc de
prendre en considération cette situation et de favoriser une
plus
grande cohérence de leurs interventions respectives. Cela conduit à
devoir imaginer les modalités d’une concertation ultérieure susceptible
de favoriser l’optimisation des actions de chaque
échelon par application du principe de subsidiarité dans une perspective bien appréhendée de développement durable.
Collectivités territoriales d’outre-mer
: Effort de solidarité nationale envers les collectivités territoriales
d’outre-mer pour en faire les vitrines du développement durable. Les
DOM-COM doivent devenir les fers de lance de l’écodéveloppement dans
leur région. Ceci suppose une vision intégrée, reposant sur des
programmes adaptés dans le domaine des transports, de la préservation
de la biodiversité, l’autonomie énergétique en privilégiant les
énergies renouvelables, la réduction des déchets, la construction
nouvelle (isolation thermique pour réduire les consommations), la
filière agricole (biomasse), l’adaptation climatique. Cela passe par la
définition en concertation avec les acteurs concernés de programmes
particulièrement ambitieux dans les domaines suivants
Commerce illégal du bois :
Lutte contre le commerce illégal du bois. et développement des
alternatives à l’exploitation destructrice des forêts, sous forme de
gestion de ces espaces. Une attention sera portée sur le Bassin du
Congo.
Commissions parlementaires :
Instauration de commissions parlementaires dédiées au développement
durable, avec une sous-commission environnement à l’Assemblée nationale
et au Sénat, obligatoirement consultées pour tout texte à portée
budgétaire ou environnementale
Conseil économique et social :
Réformer
le Conseil économique et social en revoyant sa composition (entrée des
partenaires environnementaux) et en renforçant son influence (champ des
plans ou projets soumis pour avis ; conditions de saisine ; association
à la préparation des décisions en rapport avec le développement
durable)…
En préciser les modalités (un nouveau collège ? dans les personnalités qualifiées ?
CES à effectif constant ? révision marginale ou plus substantielle de sa composition ?).
Le pilier environnemental est reconnu et pleinement institué au sein du CES
Réelle prise en compte des avis du CES et de la conférence des élus (si
retenue) préalablement saisis, et des conclusions des débats publics à
portée nationale.
Motivation des suites données à ces avis et conclusions.
Consommateurs : Les consommateurs doivent être acteurs des mutations environnementales.
Contribution climat/énergie
: Il y a accord de l’ensemble des participants à la table ronde pour
reconnaître l’intérêt d’une contribution climat/énergie. Deux approches
se sont exprimées :
Soit le Grenelle affirme d’emblée le
principe de la création de la contribution climat énergie et renvoie à
un groupe de travail pour en étudier les conditions de mise en place
Soit le Grenelle décide de la mise à l’étude de la contribution climat énergie avant d’entériner le principe de sa création
Le choix entre ces deux options est soumis au Président de la République
Coûts externes : Lancement du travail sur l’inclusion des coûts externes pour la révision future de l’Eurovignette
Couverture des sols agricoles : Généraliser la couverture des sols agricoles en hiver en tenant compte des conditions locales
 | Proposition issue du Grenelle de l'Environnement en discussion pour la Loi Grenelle 1
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Débat public : en élargir le champ et les possibilités de saisine
Rénover la procédure en incluant les questions de la gouvernance de l’après-débat et la présentation des alternatives
Etablir un agenda de débats publics de problématiques.
Déchets : Le meilleur déchet
est celui que l’on ne produit pas, à double titre : il constitue une
perte de matière et une pollution potentielle. L’amorce de découplage
constatée ces deux dernières années entre production de déchets et
croissance doit être accentuée comme un axe stratégique de création
d’une économie consommant peu de matières premières et non polluante.
Parvenir à l’horizon 2020 à une gestion intégrée des déchets
exemplaire, combinant limitation de leur production, recyclage,
valorisation économique
Développement progressif de la responsabilité environnementale des
producteurs (mise en place de filières incitatives financièrement)
Incitation
au prolongement de la vie des produits lorsque cela est
environnementalement pertinent et intégration des coûts de traitement
final des produits dans le prix.
Dynamiser le recyclage et la prévention des déchets dans l’économie
Généraliser
les plans locaux de prévention des déchets obligatoires (dans le cadre
des plans départementaux de gestion des déchets ménagers)
Valorisation
poussée des déchets organiques ciblant par priorité les cantines, les
hôpitaux, les marchés, [développement du compostage domestique],
amélioration sanitaire de la matière organique destinée au retour au
sol, développement de la méthanisation encadré au plan sanitaire
Accroissement
drastique par divers outils (de l’amont à l’aval, dont normalisation
des usages)du recyclage des déchets dans le bâtiment et les travaux
publics
Amélioration des filières de recyclage (« responsabilité élargie du producteur ») : Les
PME ont besoin d’être accompagnées dans leurs actions de réduction de
production de déchets, tout comme les filières de recyclage méritent
encore d’être valorisées et professionnalisées.
De même les
collectivités doivent être accompagnées pour la mise en oeuvre des
actions de prévention et de valorisation (ex : déchets organiques)
Déchets municipaux : [5 à 7] kg de moins par habitant et par an
Recyclage :
pour les déchets ménagers : [35% à 60%] en 2015 contre 19% en 2004 ;
pour les déchets des entreprises hors BTP et agriculture, passer de 68% en 2004 à 75% en 2012
Déchets flottants : Collecte et gestion des déchets flottants et échoués (macro-déchets)
Décisions publiques s’inscrivant dans la perspective d’un développement durable
Construites
dans la transparence, fondées sur la concertation et la participation,
systématisant le principe d’un « temps réservé » à cet effet,
impliquant l’accès à l’information, l’évaluation et l’expertise
pluraliste, et suivies d’une application effective.
Anticiper,
évaluer et gérer les évolutions sociales et économiques produites par
la mise en oeuvre des décisions envisagées (pouvoir d’achat, emplois,
formations…) dans un esprit de cohésion et de justice sociales
DG environnement : Renforcement de la DG environnement
Diplomatie française. : Faire
du renforcement de la mobilisation internationale en faveur de la
création d’une Organisation des Nations Unies pour l’environnement
(ONUE) un axe prioritaire de la diplomatie française.
Disciplines
: Renforcer les disciplines suivantes : écotoxicologie, toxicologie,
écologie, épidémiologie, agronomie, écologie microbienne, économie
agricole… en assurant [sur 10 ans] le
financement nécessaire à la formation et la consolidation des équipes
Renforcement des disciplines naturalistes (botanique, zoologie, écologie, taxonomie…).
Introduction
dans les parcours de formation initiale et continue des compétences
utiles à la conception et la mise en oeuvre de bonnes pratiques
DOM-COM : Mise en place prioritaire des schémas de transports collectifs.
Ce
programme fera l’objet, d’ici fin 2008 d’une négociation avec les
autorités organisatrices de transports et plus globalement avec
l’ensemble des collectivités territoriales concernées : définition du
programme, des modalités de soutien de l’Etat et des compétences des
autorités organisatrices (transport de marchandises, stationnement,
etc. ...).
Droit individuel à la formation : Les plans annuels de formation, la gestion prévisionnelle des emplois
et des compétences, la validation des acquis de l’expérience, la
formation en alternance et le droit individuel à la formation peuvent
être mobilisés au service de l’environnement sans pour autant que cela
soit fait au détriment des formations traditionnelles indispensables.
Il s’agit d’introduire les préoccupations environnementales dans
l’ensemble des métiers existants et de développer de nouveaux emplois,
afin notamment de favoriser la généralisation de l’éco-conception et
l’analyse du cycle de vie de tous les produits.
 | Proposition issue du Grenelle de l'Environnement en discussion pour la Loi Grenelle 1
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Eau : en se fixant un objectif
de 100% des masses d’eau en bon état à terme, passer de 70% aujourd’hui
à moins d’un tiers de dérogation à cet objectif en 2015, et moins de
10% en 2021
Eco-conception
: Développer l’éco-conception par la formation professionnelle, les
mesures fiscales, l’encouragement à l’innovation
Economie de fonctionnalité : Réunir
en 2008 un groupe de travail de
composition analogue aux groupes du « Grenelle » pour identifier les
obstacles à la mise en place d’une économie de fonctionnalité et en
évaluer le potentiel (marchés publics notamment). Constituer un portail
pédagogique sur l’impact environnemental des produits (de type bilan
carbone, analyse du cycle de vie, empreinte écologique…) sur des bases
transparentes. Etudier des modulations fiscales en fonction de cet
impact.
Economies : Deux-tiers des économies pourraient être atteintes via :
La
promotion des innovations technologiques réduisant la pollution et la
consommation des véhicules, en veillant parallèlement à la réduction
des polluants locaux (particules, NOx)
Le développement du
covoiturage et de l’auto-partage en supprimant les obstacles
juridiques, la promotion des modes actifs (marche, vélo) par un « code
de la rue
Eco-pastille : Donner un
avantage comparatif aux véhicules peu émetteurs par une éco-pastille
annuelle modulée sur les émissions de polluants (dont CO2 et
particules) des voitures,
avec un système de bonus/malus annuel.
Progressif et significatif, le système concerne les nouveaux véhicules.
Il aurait un effet incitatif sur le renouvellement du parc automobile.
Cette
écopastille pourrait être complétée par une prime incitant à
mettre à la casse les véhicules dans un premier temps de plus de 15 ans
(généralement les plus polluants) en cas d’achat
d’un véhicule faiblement émetteur et en ligne avec les dernières technologies pour éviter les émissions de particules fines.
Ecoquartiers : Un plan volontariste d’écoquartiers impulsé par les
collectivités locales : au moins un éco-quartier avant 2012 (en
continuité avec l’existant et intégré dans l’aménagement
d’ensemble)
dans toutes les communes qui ont des programmes de développement de
l’habitat significatif ; une quinzaine de grands projets d’innovation
énergétique, architecturale et sociale
Education à l’environnement et au développement durable :
Veiller
à l’importance de lier le thème de l’éducation, de la formation et de
l’information à l’environnement et au développement durable aux
questions de sens et de valeurs. Parallèlement à l’éducation au civisme
environnemental et à la connaissance écologique, l’enseignement
veillera à l’articulation de ses propositions avec les politiques de la
ville et des quartiers défavorisés.
Développer et renforcer
les actions d’éducation et de sensibilisation à l’écologie et au
développement durable, incluant santé-environnement.
Généraliser
des enseignements sur l’écologie et le développement durable dans
l’ensemble des cursus (école, lycée, puis CAP, BEP, BTS, DUT,
apprentissage, universités, écoles d’ingénieurs, de design, mastères,
IUFM…) quelle que soit la spécialité.
Intégrer le développement durable aux stratégies des universités
Elaborer
un « plan vert » pour les campus et labelliser universités et grandes
écoles sur la base de critères de développement durable (performance
énergétique des bâtiments, accès par les transports en commun,
empreinte écologique, bilan carbone…).
Associer à la carte d’étudiant une carte de transport en commun
Systématiser
l’enseignement des sciences de la nature à tous les niveaux : de
l’école primaire aux grandes écoles, dans les formations
professionnelles, initiale ou continues et de
sensibiliser par tous les moyens dont disposent les pouvoirs publics
Renforcer
les programmes d’enseignement des sciences naturelles, dont la biologie
et l’écologie, dans l’enseignement primaire, secondaire et supérieur en
le complétant systématiquement par des approches de terrain et des
classes vertes.
Elus
: La création d’une « Conférence des élus », qui réunirait les
représentants des différentes associations d’élus, selon des clefs de
répartition à préciser doit être envisagée.
Cette « Conférence des
élus » pourrait émettre, à l’instar et en parallèle du CES, un avis sur
la stratégie nationale du développement durable, avant que ne se
prononce le Parlement.
Son rôle consultatif ne serait pas sans analogie avec celui du Comité des régions au niveau européen.
Cette conférence des élus serait associée à la réflexion, à l’élaboration, et à la mise en oeuvre des points suivants :
Stratégie nationale de développement durable en cohérence avec la stratégie européenne de développement durable
Valorisation
de la DGF par les critères environnementaux (émissions de GES,
politique de biodiversité, préservation de l’espace naturel et
agricole…)
Développement de l’achat public responsable [
Refonte du régime de la commande publique (critères environnementaux de
choix et d’évaluation obligations
imposées au cocontractant, etc.)]
Prise
en compte de l’environnement dans les documents d’urbanisme (y compris
risques et biodiversité) en précisant les critères d’évaluation
Bilans « carbone » (tous gaz à effet de serre) à généraliser en commençant dès 2008
Adoption d’un engagement de 100% de bois certifiés dans les marchés publics
Généralisation des plans climat énergie territoriaux rendus obligatoires dans les 5 ans
Articulation des décisions en matière de transport et d’urbanisme
Utilisation
des agendas 21 locaux mis en oeuvre par les communes ou leurs
groupements comme outils de contractualisation entre l’Etat, les
régions ou les départements et les communes
Suivi et évaluation des expérimentations en matière de développement durable
Une
fois par an, une déclinaison régionale de cette « Conférence des élus »
pourrait réunir des représentants de toutes les collectivités de la
région et des services déconcentrés
de l’Etat. Occasion de dresser un bilan, de procéder aux ajustements opportuns, de coordonner les actions…
Emballages :
Accords
de branches, par priorité au sein de la Grande distribution, pour
mettre sur le marché des produits moins consommateurs d’emballage
Innovation et responsabilité élargie du producteur
Développer l’éco-conception des produits.
Emission de CO2
: Développement de la mise aux enchères des quotas d’émission de CO2
avec un niveau d’enchères qui tienne compte de l’exposition à la
concurrence internationale
Soutenir un accord international
ambitieux pour une réduction des émissions de CO2 qui serait supportée
par tous. A minima l’obtenir au niveau européen et des principaux pays
émetteurs
Soutenir un ajustement aux frontières (taxe Cambridge)
Soutenir,
au plan mondial, la création d'une taxe carbone ou d’accords sectoriels
mondiaux visant en priorité les produits les plus intensifs en carbone;
En cas d’échec, négocier, au niveau européen, la mise en place d'un
dispositif d'ajustement « carbone » aux frontières de l’Union
Européenne touchant les produits importés à hauteur de leur contenu en
carbone, soit sous forme de taxe soit par l’achat obligatoire des
quotas de CO2eq correspondants.
Emplois et compétences : Les plans annuels de formation, la gestion prévisionnelle des emplois
et des compétences, la validation des acquis de l’expérience, la
formation en alternance et le droit individuel à la formation peuvent
être mobilisés au service de l’environnement sans pour autant que cela
soit fait au détriment des formations traditionnelles indispensables.
Il s’agit d’introduire les préoccupations environnementales dans
l’ensemble des métiers existants et de développer de nouveaux emplois,
afin notamment de favoriser la généralisation de l’éco-conception et
l’analyse du cycle de vie de tous les produits.
Energie
: Autonomie énergétique des collectivités d’outre-mer par le biais de
la maîtrise des consommations et le recours aux énergies renouvelables
à hauteur de [50 %] de ces consommations à l’horizon 2020 (30% à
Mayotte), et en particulier : soutenir la recherche & développement
(dans le cadre de l’ANR, du PREBAT).
Adopter une réglementation thermique incitant notamment la production d’eau chaude sanitaire solaire dans les bâtiments neufs.
Maîtriser la demande (notamment à travers une exemplarité du secteur public)
Soutenir les énergies renouvelables avec l’objectif d’un plan énergie climat en 2012.
Inscrire les DOM comme un terrain privilégié pour l’engagement des pôles de compétitivité dédiés aux énergies renouvelables.
Energies : Réduire les consommations et le contenu en carbone de la production
Atteindre
le facteur 4 au plan européen suppose un changement d’échelle dans le
développement des modes de production dé-carbonés ainsi que dans les
politiques d’allègement des consommations énergétiques.
Energies
renouvelables, stockage de l’électricité : hisser la R&D des
nouvelles technologies de l’énergie au niveau de celle dévolue au
nucléaire civil.
Enjeux : Création d’un Conseil des porteurs d’enjeux auprès du Ministre de la Recherche ;
Enquêtes publiques : Réforme des enquêtes publiques pour assurer une meilleure participation du public
Enseignants
du primaire et du secondaire : Inclure une sensibilisation en
santé-environnement dans la formation des enseignants du primaire et du
secondaire.
Etat sanitaire de la population :
Programme
de biosurveillance de la population, dans le cadre du PNSE II, pour
caractériser l’état sanitaire et évaluer le résultat des politiques
publiques en matière de santé-environnement
Etablir des registres des cancers, maladies neurodégénératives et pathologies respiratoires
Développer
l’équité en santé-environnement en s’attaquant d’abord aux points noirs
et en commençant par les enfants et les populations les plus sensibles
ou les plus exposées :
Consultation santé-environnement gratuite pour les personnes les plus vulnérables
Intervention accélérée en cas de problème sanitaire signalé
Etiquetage énergétique
: Etendre l’étiquetage énergétique à tous les appareils de grande
consommation (téléviseurs, ordinateurs…), interdire à la vente les
appareils les plus énergivores dans un délai court, imposer des régimes
de veille peu consommateurs d’énergie et favoriser l’acquisition des
équipements les plus économes, en harmonie avec la directive «
Energy using products »
2005/32/CE
Etiquetage environnemental et social des produits
: Développer l’étiquetage environnemental et social des produits,
secteur par secteur, à partir de référentiels rigoureux et
transparents, établis en associant une expertise pluraliste et
accréditée, (dont expertise des partenaires environnementaux et
sociaux, et des associations de consommateurs), en cohérence avec le
cadre communautaire
Etudes d’impact :
Réforme des études d’impact : mise en conformité avec le droit européen
Meilleure prise en compte dans la décision et extension du champ des plans et programmes soumis à évaluation environnementale
Evaluation
systématique de l’impact environnemental des outils économiques
existants, qu’il s’agisse des aides publiques, des subventions, des
dépenses fiscales ou des
Dotations aux collectivités territoriales.
Généralisation progressive de l’éco-conditionnalité des aides publiques
Obligation
d’étude d’impact pouvant amener à l’interdiction d’ouvrir de nouvelles
zones importantes à l’urbanisation sans programmation de transports en
commun adaptés ni évaluation de la perte induite en espaces agricoles et naturels
Inscription dans les documents d’urbanisme d’objectifs (chiffrés) de réduction de la consommation d’espace
Expertise : Refonte de l’expertise, notamment en matière d’OGM, de nano-et de biotechnologies
Indicateurs dédiés
Experts : Renforcer les
formations d’experts dans certaines matières où cette capacité fait
défaut (toxicologie, écotoxicologie, épidémiologie, écologie…)
Expertise et alerte environnementale
: Création d’une haute autorité indépendante de médiation des conflits
sur l’expertise et l’alerte environnementale, dont les attributions et
les modalités de fonctionnement seront précisées dans le cadre d’une
mission parlementaire. Cette autorité pourrait constituer une «
instance d’appel » en cas d’expertises contradictoires et pourrait être
garante de l’instruction des situations d’alerte.
Extractions
en mer : Réformer et simplifier le régime des extractions en mer, avec
une vision d’ensemble spécifique au milieu maritime
 | Proposition issue du Grenelle de l'Environnement en discussion pour la Loi Grenelle 1
|  |
Dynamiser
la filière bois en protégeant la biodiversité forestière ordinaire et
remarquable : produire plus de bois (matériau et énergie renouvelable)
et mieux en valoriser
les usages.
Privilégier la valorisation
locale du bois (matériau, énergie) dans les projets de développement
locaux et les projets de territoire (à l’instar de la démarche des
pôles
d’excellence rurale ou des chartes forestières de territoires en particulier)
Renforcer
la certification (FSC et PEFC) et privilégier l’emploi du bois certifié
dans les constructions publiques : 100 % du bois acheté par l’Etat sera
du bois certifié à compter de 2010. Rendre obligatoire la certification
des bois importés.
Promouvoir le bois éco-matériau dans la construction, dans le cadre d’un plan national en faveur du bois.
Adapter les normes de construction au matériau bois.
Mettre en place un label de construction « réalisé avec le bois ».
Reconnaître et valoriser les services environnementaux de la forêt.
Rémunérer les services environnementaux supplémentaires rendus par la forêt.
Favoriser la résilience des forêts au changement climatique.
Filières renouvelables :
Développement de chacune des filières renouvelables en tenant compte
des exigences environnementales :
Revue générale des différentes
filières (dispositif de soutien, bilan écologique…) et proposition d’un
plan de promotion des filières renouvelables d’excellence écologique
biomasse (avec la hiérarchisation suivante des usages : alimentaire,
matériaux, énergie, et dans ce dernier cas aide à l’installation
de chaufferies collectives par priorité, et un plan de mobilisation des
ressources en bois combustible)
Géothermie
Eolien
Photovoltaïque
(« plan national bâtiment soleil» centré sur l’intégration de l’énergie
solaire au bâtiment, et traitant les obstacles notamment règlementaires
à l’intégration du solaire dans les bâtiments)
Hydraulique
Finances : Prise en compte de l’environnement et du développement durable dans les indicateurs de la
LOLF [ Loi organique relative aux lois de finances ]
Fiscalité :
Articulation des propositions fiscales avec les calendriers européens
Il y a accord sur
le principe de neutralité fiscale d’une éventuelle contribution climat
énergie : il ne peut s’agir d’une recette nouvelle et les conditions de
mise en équivalence et de
redistribution devront être examinées
dans le respect de la compétitivité des entreprises et du pouvoir
d’achat des ménages, notamment les plus modestes.
Audit
général en 2008 des mesures fiscales défavorables à la biodiversité (au
moins 20) et étude de faisabilité d’un basculement progressif vers une
fiscalité plus favorable
Nature en ville :
Restaurer
la nature en ville et ses fonctions multiples : anti-ruissellement,
énergétique, thermique, sanitaire (eau, air, bruit, déchets),
prévention de l’usage de produits chimiques,
esthétique, psychologique
Le groupe de travail qui examinera la faisabilité et les conditions de mise en oeuvre de la
contribution climat énergie devait rendre ses conclusions au plus tard au printemps 2008.
La
revue générale des prélèvements obligatoires aurait notamment pour
objet de se prononcer sur les modalités techniques d’une contribution
climat énergie.
Eco-fiscalité
associée à la responsabilité élargie du producteur, notamment pour les
déchets toxiques dispersés : les produits fortement générateurs de
déchets pourraient être l’objet d’une taxation spécifique.
La TGAP sur les déchets stockés pourrait être relevée et une nouvelle assiette de
TGAP créée sur les déchets incinérés.
Forêt/biodiversité
: Promotion par la présidence française du sujet forêt/biodiversité
comme un des piliers des dispositions post-Kyoto. Dans ce cadre,
soutien actif de la mise en place de mécanismes de financement
innovants permettant d’éviter la déforestation.
Formation d’entreprise :
Accorder davantage de place aux thèmes environnementaux (incluant
santé-environnement) dans les plans de formation d’entreprise
Formation en alternance : Les plans annuels de formation, la gestion prévisionnelle des emplois
et des compétences, la validation des acquis de l’expérience, la
formation en alternance et le droit individuel à la formation peuvent
être mobilisés au service de l’environnement sans pour autant que cela
soit fait au détriment des formations traditionnelles indispensables.
Il s’agit d’introduire les préoccupations environnementales dans
l’ensemble des métiers existants et de développer de nouveaux emplois,
afin notamment de favoriser la généralisation de l’éco-conception et
l’analyse du cycle de vie de tous les produits.
Formation tout au long de la vie :
Mobiliser
les outils de la formation tout au long de la vie pour accompagner les
transitions professionnelles liées au développement durable et les
mettre au service des métiers de l’environnement et de
l’éco-conception.
Pour les professionnels du bâtiment
(architectes, thermiciens, électriciens, bureaux de maîtrise d’oeuvre,
chefs de travaux, techniciens du bâtiment)
Pour les décideurs
publics et privés : développer les formations continues de très haut
niveau en écologie et développement durable, avec un dispositif du type
« IHEDN » de l’environnement et du développement durable. Cette
initiative nationale pourrait se décliner par région dans des chaires
de développement durable.
Des
« universités des métiers de l’environnement » pour les praticiens de
tous secteurs en matière d’environnement Formations professionnelles et
continues
Renforcer
l’enseignement de l’agronomie dans les lycées agricoles, et assurer un
lien fort avec la recherche dans la formation continue de façon à
garantir une généralisation rapide des méthodes mises au point de façon
expérimentale.
Mettre en place des modules « agriculture et
biodiversité » dans les filières agricoles et agronomiques
d’enseignement, ainsi que dans celles des jardins et espaces verts.
Objectif
de 20% d’agriculteurs ayant participé d’ici 2012 à une formation liée
aux nouvelles techniques environnementales (nouveaux itinéraires bas
intrantsFret : Le Président de la République a fixé comme objectif
d’amener le fret non routier de 14% aujourd’hui à 25% en 15 ans.
Développer les modes les moins émissifs et intégrer les coûts écologiques
Le développement du fret ferré, maritime et fluvial est déclaré d’intérêt général et inscrit dans la loi (LOTI)
 | Proposition issue du Grenelle de l'Environnement en discussion pour la Loi Grenelle 1
|  |
Génétique :
Adapter
la politique génétique des
semences et races domestiques aux nouveaux enjeux : en particulier
constituer une annexe au catalogue pour les semences anciennes,
généraliser d’ici 2008 le dispositif d’évaluation des variétés
(résistance intrinsèque à la sécheresse, maladies, ravageurs…) y
compris les plus cultivées aujourd’hui et le porter au niveau européen
Organisation d’un « sommet international ou européen du gène » en
consolidant une politique nationale de connaissance et de préservation
de la diversité génétique [lors de la présidence européenne 2e semestre 2008.]
Gestion concertée de la biodiversité : Programme méditerranéen pilote pour la gestion concertée de la biodiversité
Gestion de la ressource en eau :
Gestion quantitative de la ressource ajustée et modernisée
Adapter
les prélèvements aux ressources soit en diminuant les prélèvements
pendant les périodes de faibles eaux (gestion collective de quotas)
soit en construisant des stockages, le tout en respectant l’écologie des hydrosystèmes et les priorités d’usage
Développer
des systèmes nouveaux de récupération et réutilisation d’eaux pluviales
ou d’eaux usées en répondant au préalable aux questions sanitaires et
en faisant évoluer si nécessaire la réglementation
Lancer
un programme de réduction de fuites dans les réseaux d’alimentation en
eau potable Gouvernance : pôle d’excellence, coopération régionale.
Appliquer
le droit à l’expérimentation, prévu par les textes, afin d’adapter les
dispositions réglementaires ou incitatives (financement, fiscalité) au
contexte de l’outre mer.
Assurer une meilleure appropriation
par les décideurs et les populations de la problématique du
développement durable, et leur implication dans le plan d’action «
outre-mer » arrêté dans le cadre du Grenelle Ile-de-France : 70 % des
transports se font de banlieue à banlieue. Lancement d’un projet de
rocade structurante par un métro automatique autour de Paris (projets
Métrophérique ou Arc Express), concertation avec l’autorité compétente.
Prolongement d’Eole vers la Normandie et amélioration de la ligne 13,
réalisation de parkings relais périphériques.
 | Proposition issue du Grenelle de l'Environnement en discussion pour la Loi Grenelle 1
|  |
Indicateurs :
Favoriser,
par types d’entreprises et filières, des jeux de quelques indicateurs
(quatre à six) au regard des enjeux sociaux et environnementaux, en
s’inscrivant dans le cadre européen et international.
Faire évoluer en ce sens la comptabilité des entreprises.
Organiser
un travail conjoint avec les parlementaires français et les acteurs
concernés sur les questions des indicateurs sociaux et environnementaux
et de la comptabilité des entreprises, en vue de la transposition de la
directive « responsabilité environnementale ».
Indicateurs : Conférence
nationale avec le support des instituts spécialisés pour la refonte
complète des indicateurs publics et privés, pour tous les niveaux (des
experts aux particuliers
en passant par la communauté financière)
afin de permettre une compréhension partagée et un suivi de l’évolution
de l’environnement, de la biodiversité et des pollutions. Engagement de
l’Etat : rapport pour tous ses services en 2010.
Indicateurs de développement durable
: Elaborer rapidement des indicateurs agrégés de développement durable
tels que le PIB vert ou le capital public naturel (INSEE, IFEN...)
Information des citoyens et des consommateurs : Les consommateurs doivent être acteurs des mutations environnementales.
Information environnementale :
Etablir
la production et la garantie de l’accès à l’information
environnementale comme une véritable politique publique (repérage des
phénomènes émergents, partenariat pour partager l’information).
Elaborer
un cadre national de l’expertise pluraliste (publique, privée,
associative, internationale, interdisciplinaire) pour le développement
durable.
Réorganisation de l’expertise publique en grands pôles ouverts à une gouvernance partenariale.
Possibilité pour des acteurs de la société civile de saisir les agences d’expertise.Initiative
française d’expertise scientifique internationale pour la biodiversité:
Mobilisation renforcée de moyens (notamment financiers et
diplomatiques) permettant de faire
aboutir l’initiative française d’expertise scientifique internationale
pour la biodiversité (IMOSEB). Il s’agit de doter ce sujet d’un
mécanisme scientifique et intergouvernemental analogue à celui dont dispose le climat avec le GIEC.
Innovations :
Mener une politique ambitieuse en matière de recherche-développement
pour les innovations éco-responsables, en mettant l’accent sur la phase
de transition vers l’industrialisation. Une attention particulière doit
être accordée à la mobilisation et la coordination des pôles de
compétitivité travaillant dans le domaine de l’environnement, à
l’augmentation du crédit impôt-recherche et au financement de
démonstrateurs.
Inondation :
Réduire l’exposition des populations au risque d’inondation
Elimination prioritaire des points noirs grâce à des travaux de protection et prévention par la maîtrise de l’urbanisation
Approche par bassin versant et zones d’expansion des crues
Plan de suivi et d’évaluation sanitaire des risques différés avec suivi psychologique des enfants
Généralisation
de la démarche aux autres accidents naturels ou technologiques
Instances de dialogue et de négociation de l'entreprise ou de leurs
établissements :
Intégrer
le développement durable dans les instances de dialogue et de
négociation de l'entreprise ou de leurs établissements, et définir les
modalités de l’accès à l’expertise sur les thématiques
environnementales.
Introduction de l’environnement et du
développement durable dans les missions des CHSCT et des CE selon des
modalités à négocier avec les partenaires sociaux
Adaptation à la taille des PME.
Associer
les instances de représentation du personnel à l’élaboration des
rapports de développement durable et y encourager la création de
commissions « développement durable ».
Mise en place, par les
entreprises, sur les thèmes des risques, de l’environnement, du
développement durable, de relations de dialogue, ouvertes aux salariés,
aux riverains, aux collectivités, aux associations, aux services de
l’Etat (modèle du
Citizen advisory panel ou des
Comités locaux d’information).
Organisation d’un cadre procédural de traitement des alertes dans des conditions protégeant le donneur d’alerte.
Institutions : Définir les institutions accueillant des acteurs de la société civile et les partenaires environnementaux.
Intégrer
les acteurs environnementaux au sein des CESR, selon des modalités
proches de ce qu’il adviendra pour le CES, des conseils de
développement et tous autres organismes consultatifs (modalités à
définir) et des organismes consulaires. Examen de la faisabilité de
chambres consulaires environnementales.
Intrants de synthèse :
Evaluation agronomique des variétés candidates à l’inscription à
compléter par des critères de développement durable et permettant de
réduire les intrants de synthèse
ISR : Investissement Socialement Responsable
: Promouvoir l’investissement socialement responsable par des campagnes
d’information et des mécanismes incitatifs (du type épargne salariale
dans la loi NRE)
 | Proposition issue du Grenelle de l'Environnement en discussion pour la Loi Grenelle 1
|  |
Jachères :
Mission
conjointe du ministère de l’Agriculture et de la Pêche et du ministère
de l’Ecologie et de l’aménagement durable du territoire pour identifier
les moyens de maintenir le
service environnemental fourni jusque-là par les
jachères.
 | Proposition issue du Grenelle de l'Environnement en discussion pour la Loi Grenelle 1
|  |
Labels d’entreprises responsables :
Instaurer
des « labels d’entreprises responsables » pour les PME, décernés à
partir de l’expertise d’organismes certificateurs indépendants et
accréditées sur la base de référentiels
à élaborer en cohérence
avec les référentiels internationaux. A cette labellisation seraient
attachés des avantages, notamment fiscaux.
Lampes à incandescence
: Interdire les lampes à incandescence à l’horizon 2010 en assurant une
bonne gestion environnementale des générations suivantes
Loi
: Associer à chaque projet de loi, une étude d’impact préalable au
regard du développement durable et un dispositif d’évaluation et de
consultation développement durable aux projets de lois avec motivation
des décisions et consultation des rapporteurs des lois pour les décrets
d’application.
Evaluation environnementale des lois et mesures fiscales.
Adoption d’une loi sur les biotechnologies et les OGM : Une première loi sur les OGMs a été adoptée le .........
La
Haute Autorité des biotechnologies sera créée par cette loi et
préfigurée par une mission. Elle sera informée par les recherches
internationales les plus récentes.
La loi repose sur les principes suivants :
Responsabilité
Principe de précaution
Transparence et participation
Libre choix de produire (règles de coexistence) et de consommer sans OGM ;
La
question de la non-brevetabilité du vivant, et notamment du génome, au
profit des [certificats d’obtention végétale ou des systèmes sui
generis] et de la politique nationale
en matière de
ressources génétiques fera l’objet d’un débat public national en 2008,
éclairé sur des bases scientifiques, socio-économiques et éthiques
 | Proposition issue du Grenelle de l'Environnement en discussion pour la Loi Grenelle 1
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Medias
: Soutenir les efforts des medias dans la voie de l’éducation et de la
sensibilisation à l’environnement et imposer certaines exigences à la
télévision et aux radios publiques, dans
leur cahier des charges
Responsabilité juridique des médias en cas de désinformation
Médicaments : Maîtrise des risques liés aux résidus médicamenteux
Milieux aquatiques :
Reconquête de la qualité écologique pour les milieux aquatiques
Acquisition de [20 000] hectares de zones humides contre l’artificialisation
Bandes
enherbées et zones tampons végétalisées d’au moins 5 m le long des
cours et masses d’eau inscrites dans les documents d’urbanisme
Restauration des continuités pour les écosystèmes d’eau douce
Effacement
des obstacles les plus problématiques à la migration des poissons après
une étude ayant permis de les identifier Nitrates
et phosphore
:
Résorption des points de dépassement des 50mg/l de
nitrates et des excédents de phosphore dans le milieu en [5 à] 10 ans
en fixant une première liste de points prioritaires
Développement
d’itinéraires alternatifs et des mesures agro-environnementales soutenu
par la mobilisation éventuelle de ressources complémentaires.
 | Proposition issue du Grenelle de l'Environnement en discussion pour la Loi Grenelle 1
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Normes sur le CO2 : Révision des normes sur le CO2 des véhicules (objectif 120 g et moins)
Nouvelles constructions de logements privés : Le plan d’action s’articule autour de 3 dates:
2010
: passage anticipé à la réglementation THPE, avec un objectif d’un
tiers des constructions en basse consommation ou à énergie passive ou
positive.
2012 (au lieu de 2015 dans la proposition du groupe) : généralisation des logements neufs à basse consommation (50 KWh/m²).
2020 : objectif de généralisation des logements neufs à énergie passive ou positive.
Nouvelles constructions dans le secteur tertiaire (bureaux,…):
Mêmes objectifs et mêmes échéances que les bâtiments publics : Tous les bâtiments devront être construits dès
maintenant (2010) en basse consommation (50 kWh/m²) ou seront à énergie
passive ou positive. Les énergies renouvelables les plus
performantes seront systématiquement intégrées.
Pour les bâtiments à
énergie positive, les collectivités territoriales auront la possibilité
de vendre l’électricité sur le réseau.
Nucléaire :
Adapter la place du nucléaire à l’évolution de la demande d’électricité
et la montée en puissance des énergies renouvelables : les programmes
de maîtrise de la demande d’énergie
et de développement des
énergies renouvelables entraîneront une baisse mécanique de la part du
nucléaire dans le bouquet énergétique français.
Constat de désaccord sur la juste place du parc nucléaire, notamment sur la poursuite du programme EPR.
Demande
de plusieurs participants d’une plus grande transparence dans la
gestion du programme nucléaire, notamment les transferts de
technologies
 | Proposition issue du Grenelle de l'Environnement en discussion pour la Loi Grenelle 1
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Observatoire des transports :
Créer un observatoire des transports associant les parties prenantes
pour évaluer les émissions selon une méthodologie commune et permettre
ensuite l’affichage obligatoire des émissions de gaz à effet de serre
des commandes et prestations de transport.
Réaliser des éco-comparateurs.
Le promouvoir à l’échelon européen
Réaliser
d’ici mars 2008, en concertation avec les parties prenantes, le schéma
national des nouvelles infrastructures de transport tous modes, qui
constitue une révision du CIADT de
décembre 2003, pour
évaluer globalement leur cohérence et leur impact sur l’environnement
et l’économie, avant toute nouvelle décision.
De la même façon établir et évaluer une programmation régionale des infrastructures de transport
La
réalisation d'infrastructures nouvelles doit aller de pair avec
l’amélioration des services, de la maintenance et de l’exploitation des
réseaux existants.
Offre ferrée, maritime et fluviale :
Augmentation de la part du fret ferroviaire de 25% d’ici 2012
Développer
un réseau ferroviaire spécialisé ou à dominante fret à l’horizon 2025,
incluant les traversées montagneuses et les contournements urbains
nécessaires ; soutien du projet CAREX (TGV Fret), prenant en compte les
engagements de La Poste
Définition des sillons, du
cadencement et des priorités, ouverture des sillons aux opérateurs du
combiné, mise en place d’une autorité de régulation
Renforcer le transport combiné : mise en place de trains longs sur les deux axes Nord – Sud
Développement des capacités sur l’axe atlantique après la mise en service de la ligne LGV SEA entre Tours et Bordeaux
Ouverture des sillons aux opérateurs du combiné
Renouvellement du système d’aide au combiné.
Développer,
en concertation avec les transporteurs routiers, des offres massifiées
et à forte fréquence sur des autoroutes ferroviaires : réduction des
trajets routiers longue distance (500 km) des camions en transit, en
particulier le trafic international
Lancement du programme des autoroutes ferroviaires (consistant à faire transporter les camions par les trains)
Mise
en place des deux premières grandes lignes Nord Sud-ouest et Nord
Sud-est. Objectif 2020 : 2 millions de camions transférés soit environ
50 % du trafic, et à terme l’intégralité.
Expérimentation sur la ligne Perpignan Luxembourg.
OMC
: Promotion par la France de critères environnementaux (en particulier
biodiversité) à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), à la Banque
mondiale et à la Banque
européenne d’investissements (BEI).
Outils de compréhension, de gestion et de suivi:
Créer par l’expertise, la formation et la recherche les outils de compréhension, de gestion et de suivi indispensables
Confier
en 2008 une mission parlementaire sur l’opportunité de création d’une
agence nationale d’expertise sur la biodiversité, regroupant les
établissements publics existants
concernés, dotée d’instances de concertation territoriales à définir.
Création
en 2008 d’un observatoire de la biodiversité (inventaires,
cartographies, indicateurs, diffusion des connaissances), et d’une
fondation française de coopération
pour la recherche sur la
biodiversité mettant en réseau les diverses entités existantes et
permettant de doubler les crédits de recherche touchant la
biodiversité4 (y compris recherche
appliquée).
Achever l’inventaire ZNIEFF terrestre et réaliser l’inventaire ZNIEFF marin en 2010.
 | Proposition issue du Grenelle de l'Environnement en discussion pour la Loi Grenelle 1
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Pollution lumineuse :
Réglementation de la pollution lumineuse par la loi
Parc HLM :
Conventions
à négocier avec les opérateurs du parc HLM en vue d’une mise aux normes
accélérée de l’intégralité du parc, en commençant par les 800 000
logements les plus
dégradés.
Négociation sur les délais de réalisation et l’accès à des financements bonifiés à long terme.
Phosphate et substances prioritaires :
Interdire le phosphate dans tous les produits lessiviels d’ici 2010
Réduire les émissions chroniques et accidentelles de substances prioritaires dans les eaux et les sédiments
Phytosanitaires :
Supprimer ou
restreindre au maximum l’emploi des substancesextrêmement
préoccupantes au sens du règlement REACH dans les produits
phytosanitaires
Supprimer
les produits phytosanitaires les plus
préoccupants : 30 d’ici fin 2008, 10 d’ici fin 2010, et réduction
de
moitié d’ici fin 2012 des produits pour lesquels il n’existe pas de
substitution, et poursuivre en accélérant la recherche et la diffusion
des méthodes alternatives
Retrait, à raison de leur substituabilité, des produits les plus
préoccupants : 30 d’ici fin 2008, 10 d’ici fin 2010, et réduction de
moitié d’ici fin 2012 des produits pour lesquels il n’existe pas de
substitution
Réduction de moitié des usages des
pesticides en accélérant la diffusion des méthodes alternatives et sous
réserve de leur mise au point.
Lancer dès 2008 un état des lieux de la
santé des salariés agricoles et des agriculteurs et un programme de
surveillance épidémiologique
Interdiction de l’épandage aérien sauf dérogations
Les
produits phytosanitaires contenant des substances extrêmement
préoccupantes (CMR1, CMR2 et substances bioaccumulables) seront
interdits à la vente dès 2008 pour un usage domestique ou dans des
lieux publics.
Le cas des substances préoccupantes (dont
CMR3) sera traité dans le cadre de l’élaboration du Plan National Santé
Environnement II
Plan annuel de formation : Les plans annuels de formation, la gestion prévisionnelle des emplois
et des compétences, la validation des acquis de l’expérience, la
formation en alternance et le droit individuel à la formation peuvent
être mobilisés au service de l’environnement sans pour autant que cela
soit fait au détriment des formations traditionnelles indispensables.
Il s’agit d’introduire les préoccupations environnementales dans
l’ensemble des métiers existants et de développer de nouveaux emplois,
afin notamment de favoriser la généralisation de l’éco-conception et
l’analyse du cycle de vie de tous les produits.
Plan d’adaptation climatique national :
Elaborer
rapidement un Plan d’adaptation climatique national, éclairé par la
recherche, à décliner ensuite dans les plans climat-énergie
territoriaux, pour les activités économiques,
ainsi que dans la coopération avec les pays du sud
Plan fluvial : lancement du projet de canal Seine Nord Europe pour 4 Milliards d’Euros.
Objectif : 4,5 Milliards de tonnes*km reportés sur la voie d’eau, soit 250 000 tonnes de CO²
Préparation du débat public sur la liaison Saône Moselle
Renouvellement du plan d’aide à la modernisation de la batellerie
Amélioration des performances environnementales du fret routier
Plan national « santé environnement »
: Après le plan national « santé environnement » (PNSE) défini pour la
période 2004-2008, un nouveau PNSE associera dès 2008 toutes les
parties prenantes en élargissant le champ d’action du premier
(nouvelles technologies, nouvelles pathologies, équité
environnementale…)
Plan particules : les effets
cardio-vasculaires et respiratoires des particules fines sont
maintenant connus : un objectif de 15µg/m3 (PM 2,5) valeur cible en
2010 et obligatoire en
2015, soit une réduction de 30% par rapport
à aujourd’hui, avec atteinte à terme de la valeur guide de l’OMS
(10µg/m3). Il intègre les particules primaires et secondaires :
installations de
combustion, chaudières, transports, chauffage au bois.
Plan santé transport
: Adjonction d’un plan santé transport pour les véhicules (tous types),
dont le renouvellement accéléré des flottes de véhicules [par
suppression de la TVA sur
investissement]
Poissons-Pêche
: Gestion des stocks halieutiques par mise en place des Unités
d’Exploitation et de Gestion concertées et par un réseau d’aires
marines protégées (10 aires marines protégées d’ici 2012, couvrant 10%
des eaux territoriales) à gestion concertée avec zones sans
prélèvements ; encadrer la pêche de loisir à pied ; éradiquer la pêche
illégale dans les eaux
sous juridiction française
Pôles santé-environnement :
Création de pôles interrégionaux pluridisciplinaires
santé-environnement, d’un pôle de compétence en toxicologie et
écotoxicologie et de centres inter-CHU de soins, de prévention et de
recherche clinique, ensemble doté de 400 nouveaux postes de chercheurs
Politiques publiques
: Meilleure articulation des différentes politiques publiques dans les
documents d’urbanisme (logement, activités, foncier agricole,
transports, énergie, espaces
verts, biodiversité…), et avec les
plans climat énergie territoriauxet contrôle de légalité renforcé avec
l’objectif d’un aménagement économe de l’espace et des ressources
naturelles
Création de "Zones de densification environnementales
(ZDE)" dotées de COS majorés à proximité immédiate des transports en
commun
ZDE pour les quartiers à performance énergie-climat élevée et
réorientant progressivement la fiscalité locale et les incitations
financières et fiscales dans le domaine du logement et de l’urbanisme
vers un urbanisme plus durable qui garantisse une gestion plus économe
des ressources et de l’espace.
Polluants : Réduction et
prévention des polluants venant du continent (voir notamment
ci-dessous) : activités d’extraction, boues de dragage, production
énergétique
Lutter contre la pollution en appliquant des pénalités
dissuasives aux acteurs qui détruiraient la biodiversité (ex :
dégazage, eaux de déballastages et espèces invasives)
Pollutions
diffuses d’origine agricole : Prévention des pollutions diffuses
d’origine agricole (mesures agro-environnementales) et formation des
utilisateurs
Pollutions et santé :
Mise
en place d’une « task force » participative sur le chlordécone aux
Antilles : suivi santé, programme de dépollution des sols,
reconversion, gestion foncière, accompagnements. Restauration du bon
état de l’eau à l’horizon 2015 et sécurité de l’approvisionnement en
eau potable.
Amélioration de la connaissance sur les pollutions et renforcement à cet effet des offices de l’eau.
Action paraquat.
Pouvoirs publics exemplaires :
Bilan « carbone » de tous les bâtiments publics et plan de réduction de la consommation énergétique et des émissions de GES
Des
achats publics éco-responsables appellent une adaptation du code des
marchés publics pour faire du critère environnemental un critère aussi
important que le prix, et pour permettre des variantes écologiques dans la réponse aux appels d’offre
Une
session de formation aux questions environnementales et au
développement durable, incluant le volet santé-environnement, pourrait
être obligatoire pour les hauts fonctionnaires avant leur entrée en
fonction dans un poste de préfet, d’ambassadeur, de directeur
d’administration centrale…
Ajout d’un titre environnemental à la LOLF (indicateurs de suivi, régime de la fiscalité écologique, etc.)
Cohérence des politiques publiques garantie par la stratégie nationale de développement durable
Réduction de 50% à l’horizon 2012 de la consommation de papier des administrations et 100% de papier recyclé à partir de 2012.
Pratiques agricoles :
Mettre
en place dès 2008 une démarche de certification environnementale
volontaire des exploitations graduée jusqu’à un niveau A de haute
valeur environnementale (HVE) fondé sur un référentiel simple constitué
d’indicateurs de résultats.
Permettre l’intégration dès 2008
des prescriptions environnementales dans les produits d’appellation
d’origine contrôlée sur une base volontaire.
Dresser un état des lieux des cahiers des charges au regard des exigences environnementales.
Disposer de 10% de produits HVE dès 2012.
Négocier des contrats pluriannuels avec la grande distribution pour développer les productions HVE et biologiques
Atteindre
50% des exploitations agricoles certifiées en 2012 : donner un bonus
aux jeunes s’installant d’emblée en niveau HVE ou agribio ; soutien
public à l’amorçage des filières (% dans la commande publique) ; en ce
qui concerne la séparation des rôles de vendeur et de
prescripteur d’ici 3 ans, deux approches se sont exprimées : celle
d’une séparation plus ou moins totale et celle, proposée par la FNSEA,
d’une obligation de préconisation écrite du vendeur ; qualifier en HVE
l’ensemble des exploitations des lycées agricoles d’ici 2012 et imposer
des modules de biodiversité, effets environnementaux des intrants et
fonctionnement des sols dans les formations ; développer les formations
alternatives aux sanctions ; accroître les financements du
développement rural et de l’agroenvironnement à l’occasion du bilan de
santé de la PAC en 2008.
Promouvoir l’organisation des
acteurs agricoles et non-agricoles sur un territoire : quand une
majorité qualifiée d’acteurs s’entend sur des pratiques agricoles
avancées, ces pratiques sont par extension de règles applicables aux
autres opérateurs sur l’ensemble du territoire concerné
Accélérer la mise au point d’agricultures soutenables et productives diversifiées
Pratiques agricoles écologiquement productives
Mettre
en place dès 2008 une démarche de certification environnementale
volontaire des exploitations graduée jusqu’à un niveau A de haute
valeur environnementale (HVE) fondé sur un référentiel simple constitué
d’indicateurs de résultats.
Permettre l’intégration dès 2008
des prescriptions environnementales dans les produits d’appellation
d’origine contrôlée sur une base volontaire.
Dresser un état des lieux des cahiers des charges au regard des exigences environnementales.
Disposer de 10% de produits HVE dès 2012.
Négocier des contrats pluriannuels avec la grande distribution pour développer les productions HVE et biologiques
Atteindre
50% des exploitations agricoles certifiées en 2012 : donner un bonus
aux jeunes s’installant d’emblée en niveau HVE ou agribio ; soutien
public à l’amorçage des filières (% dans la commande publique) ; en ce
qui concerne la séparation des rôles de vendeur et de
prescripteur d’ici 3 ans, deux approches se sont exprimées : celle
d’une séparation plus ou moins totale et celle, proposée par la FNSEA,
d’une obligation de préconisation écrite du vendeur ; qualifier en HVE
l’ensemble des exploitations des lycées agricoles d’ici 2012 et imposer
des modules de biodiversité, effets environnementaux des intrants et
fonctionnement des sols dans les formations ; développer les formations
alternatives aux sanctions ; accroître les financements du
développement rural et de l’agroenvironnement à l’occasion du bilan de
santé de la PAC en 2008.
Promouvoir l’organisation des
acteurs agricoles et non-agricoles sur un territoire : quand une
majorité qualifiée d’acteurs s’entend sur des pratiques agricoles
avancées, ces pratiques sont par extension de règles applicables aux
autres opérateurs sur l’ensemble du territoire concerné
Accélérer la mise au point d’agricultures soutenables et productives diversifiées
Prix carbone et prix écologique : Trois mesures structurantes essentielles :
Donner une indication du prix carbone ou du prix écologique
à travers l’étiquetage d’ici fin 2010
Conférer un avantage compétitif
aux produits vertueux sur le modèle du bonus-malus
Donner un prix au
carbone ou un signal-prix plus général sous forme de contribution climat-énergie.
Prix de l’énergie
: La consommation mondiale d’énergie croît de 2% par an. Or, les prix
de l’énergie sont susceptibles de croître et d’être irréguliers dans
les années et décennies à venir. Un signal prix sur le très long terme
paraît dès lors indispensable pour organiser au mieux la production et
la consommation d’énergie dans une société qui devra être moins
énergétivore et moins émettrice de gaz à effet de serre.
Procédés performants et innovants
: Développer par la réglementation et l’incitation, la conception et
l’adoption de produits et procédés performants et innovants dans
l’industrie et assister particulièrement les PME dans cette voie
Réserver la part écologique du
Livret de développement durable au financement des PME
Mettre en place un fonds de garantie pour les prêts consacrés aux projets développement durable des artisans et des PME
Etendre le fonds de garantie innovation au capita